10e EDITION DU FESTIGRAFF : Pour une meilleure collaboration entre artistes et journalistes culturels

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Dans le cadre de la 10e édition du Festival international de graffiti, Doxandem Squad, initiatrice de cet évènement, en collaboration avec l'Association de la presse culturelle du Sénégal (Apcs) a organisé un panel, jeudi, dans les jardins de la Maison de la culture Douta Seck.

Quel impact a le journalisme culturel sur l'évolution des cultures urbaines au Sénégal? Presque aucun, semble dire la présidente de l'Association de la presse culturelle du Sénégal, Oumy Régina Sambou. Certains artistes ne sont pas conscients de l'apport que peuvent avoir ces derniers sur leurs carrières. « Il arrive à des journalistes d'appeler le staff d'un artiste et qu'il vous parle tellement mal qu'il ne vous donne plus envie de faire un papier sur leur projet'', a-t-elle fustigé. Le rappeur Simon pense que cette situation est liée au fait que certains artistes et leur entourage ne sont pas sensibilisés sur l'importance de collaborer avec les journalistes. « Quand on veut participer à des festivals ou à des conférences à l'étranger, l'on se rend compte qu'il est important d'avoir des articles de presse'', a indiqué le boss de 99 Records.

Entre les affirmations d'Oumy Régina Sambou et les explications de Simon Kouka, inutile de vous dire que le débat était tendu, mais cordial tout de même. Simon prône des échanges ponctuels entre la presse culturelle et les artistes. « Il faut qu'on apprenne aux gens comment organiser une conférence de presse, comment écrire un communiqué de presse, quoi dire quand on est face à la presse'', a-t-il indiqué. Pour lui, certains de ses pairs ignorent beaucoup du métier du journaliste. Ces rencontres pourraient aider à améliorer les relations entre les deux et arriver à la solution d'Oumy Régina Sambou, c'est-à-dire que les deux parties « se respectent''. Elle entend, par-là, que chacun sache que l'autre est son partenaire d'égale dignité. Ils comprendraient ainsi que, malgré les querelles, leurs relations doivent être vues sous l'angle de la complémentarité.

« Vous avez besoin de contenu et nous avons besoin de contenant. Donc, nous avons besoin les uns des autres'', a dit le promoteur culturel et manager Samba Diaité. « Sans les journalistes, certains ne pourraient pas faire la promotion de leurs albums'', a reconnu Simon. Il faut ainsi créer des ponts pour décider ensemble, comme le prône Régina Sambou.

En outre, au-delà des échanges, il faudrait que les artistes pensent à se professionnaliser. Avoir de bons attachés de presse pourrait aider à résorber des écueils. Quand l'un des panélistes, le manager et promoteur culturel Samba Diaité, parle de problème de coordination lors de leurs conférences de presse, il est à se demander quels journalistes ils ont invités. Sinon, comment comprendre qu'ils reçoivent 20 journalistes et qu'il n'y ait pas un seul papier le lendemain dans la presse?

Mactar Cissé (Stagiaire)

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