47 milliards de PROMISE pour les PME

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L égalisée par l'Assemblée nationale en 2019, le gouvernement du Sénégal, en partenariat avec la Banque Islamique de développement (BID), a mis sur pied le Programme national de développement de la micro finance islamique au Sénégal (PROMISE) pour diversifier les sources de financements de projets des jeunes et des femmes ciblant les secteurs porteurs du Plan Sénégal Emergent (PSE) surtout en milieu rural.

D'un coût global de 47 milliards de francs CFA, étalé sur cinq (5) années renouvelable, le PROMISE se fixe comme objectif général d'améliorer le revenu des bénéficiaires, à travers le renforcement de l'accès durable de la majorité de la population à des services financiers islamiques adaptés sur l'ensemble du territoire national, d'ici à 2025. Pour l'atteinte de ses objectifs, la structure entend collaborer étroitement avec les médias. D'où l'atelier de sensibilisation sur la micro finance islamique, organisé hier, mercredi 4 novembre, à Dakar, à l'attention des journalistes.

Lors de cette session de formation et de sensibilisation des hommes des médias, le Coordonnateur national dudit programme, Yaye Fatou Diagne, a laissé entendre que l'atteinte de ces objectifs spécifiques permettra d'installer définitivement la micro finance islamique au Sénégal et de réduire le taux d'exclusion financière des bénéficiaires ainsi que le financement des projets des secteurs prioritaires du PSE.

Selon elle, «ce nouvel outil de financement vise à améliorer le revenu des bénéficiaires à travers le renforcement de l'accès de la majorité de la population, à des services financiers islamiques adaptés, et ceci, sur l'ensemble du territoire». Il va aussi faire intervenir, poursuit-elle, «des structures décentralisées comme les services financiers décentralisés, le Fonds de la micro finance, l'Association professionnelle des services financiers décentralisés, et les structures d'appui telles que la Direction de la Micro Finance, la BCEAO, etc.».

Pour la mise en oeuvre du volet consacré au renforcement des capacités des bénéficiaires intermédiaires et finaux, Yaye Fatou Diagne dira : «nous avons lancé une importante campagne de sensibilisation et de communication, dont le succès dépend largement des relais que vous êtes, éminents acteurs de la presse, à différents niveaux».

Considérant les médias comme des relais incontournables pour atteindre les populations dans les coins les plus reculés du pays, Mme Diagne fera savoir : «nous avons jugé nécessaire et utile que les journalistes, que vous êtes, doivent être sensibilisés, formés et accompagnés dans le traitement de l'information dans le domaine de la finance islamique, d'une manière générale, et de la micro finance islamique, en particulier».

JEAN PIERRE MALOU

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