Achoura au Sénégal, entre rites religieux et païens

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Elles sont nombreuses et reliées à la célébration du Tamkharit, ou Achoura.Des pratiques traditionnelles religieuses ou païennes, qui se terminent l’année suivante dans l’abondance.Nous nous concentrons ici, sur ces rites qui signifient la tradition bien chez nous.

Parmi ces coutumes, le traditionnel couscous que l’on doit préparer avec la sauce, les pattes du mouton de Tabaski, ainsi que la viande.

La grosse courge (yomb), le lait, le lait sont aussi privilégiés, signe d’abondance et de prospérité.Ce sont des traditions positives.

Le Khôl ou «tousngueul», réserve des maux d’yeux durant l’année à venir. Il y a aussi le courge ou «yomb», un légume vendu très cher en période d’achoura, jusqu’à 1000 FCfa l’unité. Et pourtant, pratiquement personne ne le mange.

Après le fond du bol de couscous dilué avec du lait frais et bien raclé, vient le moment de la cérémonie de «keup», dans la soirée.Elle rassemble la famille autour du bol pose sur un tas de sable, et à tour de rôle, tous les membres de la famille soulèvent le bol, formulent des voix et laisse retomber le bol sur le tas de sable.Le destinataire est ensuite renversé, une poignée de couscous posé dessus, jusqu’au lendemain.Au réveil, la boule de couscous est trempé dans le bol à nouveau retourné avec un fond d’eau, et toute la famille et trempe la principale, se passe sur le visage avant toute toilette.Un geste porte-bonheur qui chasse le mauvais sort.

Auparavant, la soirée aura été marqué par la fameuse »tadiabone», un carnaval avec une inversion des rôles dans les déguisements, pour garçons et filles, suivi d’un défilé dans la rue ponctuée de porte-à-porte pour demander des friandises ou pièces d’argent.

Oumy NDOYE

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