Affaire Pétro-Tim: La Dic fouille les « pétroliers » de la presse

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Qu’ils soient de la société civile ou de la classe politique, la Dic ne se fait pas de fixation sur le profil des experts pétroliers de la presse.
Tous vont livrer leurs témoignages et certains profils,pour en avoir dit un peu trop, risquent d’être rattrapés par des accusations sans fondement,des faits qui n’existent que dans leur imaginaire fertile.

Déjà qu’ils sont les seuls à avoir disserté sur le sujet, révélant à chaque occasion des montages et de la magouille autour de l’attribution des licences pétroliers, les caciques de la classe politique ne peuvent pas rater le RV de la Dic. Même s’ils ne sont pas enclins à faire face aux enquêteurs de la Brigade des affaires générales (Bag) – un démembrement de la Dic -, nombre de ces hommes politiques, rattrapés par des propos accusateurs, devraient s’en expliquer à défaut d’être interpellés pour diffusion de fausses nouvelles.
La stratégie adoptée par le Parquet renseigne de la volonté du procureur de ratisser large, surtout dans le landerneau politique, pour ne négliger aucun
élément, aucun témoignage encore moins une quelconque preuve capable de participer à la manifestation de la vérité. Ainsi, pour un dossier qui implique les deux régimes qui se sont succédé en 2012, nul doute que de grosses pointures des pouvoirs successifs défileront devant les enquêteurs.
D’abord, Maitre Abdoulaye Wade pour avoir évoqué le dossier en premier peut être un apport considérable surtout pour établir les conditions d’introduction de Franck Timis et les responsabilités de son gouvernement qui avait validé le contrat la veille de la chute du régime libéral. Dans le sillage de Maitre Abdoulaye Wade, son ministre des Mines de l’époque et son fils Karim Wade qui n’est pas étranger au dossier, peuvent aussi intéresser les enquêteurs qui cherchent à remonter l’affaire depuis les premières décisions officielles d’octroi des licences d’exploitation des deux blocs pétroliers. Cette fouille politique de grande envergure interrogera aussi des pontes du régime actuel dont Aliou Sall, au premier titre, pour son implication personnelle dans le dossier mais aussi pour les accusations fortes qui pèsent sur lui. Il partagera le même sort que le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye qui ne peut se dérober dans cette affaire au su de sa partition officielle dans l’attribution des dites licences.
D’abord à titre de ministre de tutelle mais aussi pour cerner sa responsabilité dans le fond du dossier. De sources crédibles de Kritik, qui estiment que
son statut de chef de la police n’empêche nullement qu’il soit entendu, pensent qu’il le fera par écrit pour éviter de gêner l’enquête, comme d’ailleurs le
chef de l’Etat, Macky Sall, lui même, peut être appelé à donner des éclairages sur le volet officiel pour permettre aux enquêteurs de voguer sur des
éléments probants

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