Déférés au Parquet hier : Khadim Ndiaye 2 et son acolyte évoquent l’ignorance

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Après 48 heures de garde à vue à la brigade de la gendarmerie du môle 10, le lutteur Khadim Ndiaye 2 et son acolyte M. Mbengue ont été déférés au parquet, hier. Lors de leur audition, ils se sont confondus en excuses, attestant ignorer les dispositions légales dans ce sens.

Nul n’est censé ignorer la loi. Mais le lutteur Khadim Ndiaye 2 et son compère M. Mbengue ont fait fi de cette règle, a priori. Arrêtés mardi dernier par les agents de la Section environnementale de la gendarmerie (Segn) à Thiaroye, alors qu’ils s’apprêtaient à charger des tuyaux de 24 pouces de diamètre, ils ont été présentés hier au parquet du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Les hommes du capitaine Dièye leur reprochent les délits de dégradation de biens appartenant à l’Etat ou intéressant la chose publique, de fouilles et découvertes d’objets.

Selon nos informations, ses congénères lutteurs comme Issa Pouye étaient sur place pour leur témoigner leur sympathie devant les locaux du tribunal.

D’après nos interlocuteurs, les deux mis en cause ont présenté de plates excuses, lors de leur face-à-face avec les enquêteurs. Selon eux, ils ne savaient pas que ce qu’ils faisaient était interdit par les lois et les règlements en vigueur dans ce pays. S’ils disent avoir agi de la sorte, c’est parce qu’ils ont vu leurs frères en faire autant depuis leur plus jeune enfance. Selon les présumés coupables, beaucoup de pêcheurs partaient au lieu communément appelé « Banc résolu », qui se trouve sur la plage de Thiaroye, où échouent le plus souvent des objets qui proviennent de la mer, pour les récupérer et en faire ce qu’ils veulent et sans risque.

« Pour nous, il n’y avait rien de grave à aller prendre des objets qui nous intéressait dans ce lieu-là. Depuis toujours, il en a été ainsi. Nous n’avons jamais pensé que nous commettions un délit. Nous le faisions sans vraiment nous en rendre compte. Nous demandons pardon. Nous souhaitons que la justice soit clémente envers nous. Nous n’avons pas agi en connaissance de cause », a répondu le duo face aux hommes en tenue.

Ils ont été pris par la Section environnementale de la gendarmerie nationale (Segn) après un vol signalé aux pandores le 7 août dernier et dont les contours ne sont pas toujours bien cernés. Une histoire de pillage portant sur les tuyaux de 24 pouces de diamètre au large de Thiaroye. La Société africaine de raffinage (Sar) et l’armateur d’un navire accosté non loin de la plage de Thiaroye ont revendiqué la propriété de ces accessoires avant que ce dernier ne se désiste.

CHEIKH THIAM

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