Dialogue national : Le décryptage des spécialistes

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La journée du dialogue nationale a vécu. Ce mardi, tous les segments de la société ont été représentés au palais pour discuter des questions d’intérêt national.

Pour le Dr en science politique,Pape Fara Diallo,ce dialogue vient à son heure. A l’en croire, « Il est toujours bon dans une démocratie marquée par un pluralisme de la catégorie dirigeante que les différents acteurs puissent s’assoir autour d’une table pour discuter des règles du jeu.Ceci, dit-il, surtout après les élections Législatives, Présidentielle, référendaires et les dernières réformes institutionnelles qui ont été à ses yeux tous sauf consensuelles. L’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger pense ainsi qu’il il y a eu une rupture de confiance entre les différents acteurs. « Ce dialogue semblait s’imposer au vu de tout ce qui s’est passé. Il peut permettre de décrisper le landerneau politique et d’ouvrir de nouvelles perspectives beaucoup plus radieuses », explique Dr Pape Fara Diallo.

Ndiougou Sarr, Professeur à la faculté de droit estime par contre que dans une démocratie, le dialogue n’est pas circonstanciel, il est permanent et institutionnalisé. « Quand le dialogue doit couvrir une partie, pour un moment, on n’est plus dans un dialogue ni dans une démocratie. Le dialogue ne se limite pas à une journée qu’on institutionnalise »; pense t-il.

Ces concertations qui ont démarré aujourd’hui ont été boycottées par certains responsables de l’opposition à savoir le Pds, le Rewmi et le Pastef. Ce qui, aux yeux du Pr Sarr semble peut important car dit-il, le dialogue ne concerne pas uniquement les partis politiques mais tous les segments de la société. »Si le dialogue se passe de façon commode, on n’a pas besoin de citer les absents.C’est une rencontre qu’on a officialisée pour que chacun puisse donner son point de vue ».

Pape Fara Diallo pour sa part avance d’autres raisons liées à cette absence de l’opposition dite « significative ». »Les candidats qui sont arrivés 2eme et 3eme à la dernière élection n’ont pas participé à ce dialogue car il y a des préalables qui n’ont pas été respectés avec des exigences pour leur participation », renseigne le Pr Diallo.

Le dialogue national a été l’occasion pour bon nombre de responsables politiques de réclamer la libération de Khalifa Sall. A ce sujet, Ndiogou Sarr fait savoir que cette question n’a pas sa place dans le dialogue. « Ce n’est pas l’endroit pour en parler. Si sa libération doit être un préalable, qu’on attende de le libérer pour parler de dialogue ».

Le Pr Pape Fara Diallo quant à lui estime que le dialogue est une occasion heureuse pour parler de la libération de Khalifa Sall pour dit-il, décrisper la situation politique et aller vers des élections locales apaisées. « La justice a fait son travai. C’est l’occasion rêvée pour le président de voter une loi d’amnistie pour aller vers plus de consensus, qu’il donne à la fin de ce dialogue les gages de bonne volonté pour aller vers plus de stabilité »

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