Echanges entre Baldé et Sonko: Et l'affaire des 200 millions de FCFA !

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Abdoulaye Baldé et Ousmane Sonko. Le leader de l'Ucs et celui de Pastef qui ne sont point en odeur de sainteté symbolisent aujourd'hui le leadership politique en Casamance. Ce, après la retraite des barons socialistes, anciens ministres : Robert Sagna et Balla Moussa Daffé, pour ne citer que ceux-là les plus en vue.

De nos jours, Abdoualye Baldé et Ousmane Sonko avancent comme de véritables relèves politiques en Casamance. En effet, si Robert Sagna, ancien maire de Ziguinchor plusieurs fois ministre de la république et Balla Moussa Daffé, ancien maire de Sédhiou, lui aussi plusieurs fois ministre, ont vu leur destin croisé sous le règne socialiste, Abdoulaye Baldé et Ousmane Sonko, n'ont pas eu cette chance.

En ce sens, les échanges entre les deux hommes politiques sur la place publique, c'est-à-dire sous les regards alors qu'ils ne sont pas en adéquation fait débat à quelques encablures des élections locales. Début d'une entente politique, ou d'un armisticé Sénégal7 revient ainsi sur les relations tumultueuses entre deux leaders au destin identique qui partagent le même bastion politique.

La razzia de la dernière Présidentielle
La razzia de Pastef lors de la dernière présidentielle dans la région de Ziguinchor et la progression fulgurante d'Ousmane Sonko en Casamance semble inquiéter l'édile de la ville de Ziguinchor, le président de l'Ucs. Depuis lors, Sonko es perçu par l'Apr et Benni Bokk Yakaar à Ziguinhor comme un empêcheur de tourner politiquement en round dans la capitale du sud.

Malgré son action pour apaiser le conflit casamançais, et la réalisation de projets d'envergure dans cette région qui se considère délaissée par le pouvoir central, Macky Sall et Benno Bokk Yakaar ont accusé le plus mauvais score en Basse-Casamance.

Dans la région administrative de Ziguinchor, le candidat, Macky Sall a enregistré son plus mauvais score à la présidentielle, avec « seulement » 38,72 % des voix. Le ralliement récent du maire de capitale régionale, Abdoulaye Baldé, ou l'achèvement d'infrastructures très attendues, tel le pont sénégambien, censé désenclaver le sud du Sénégal, ne lui auront pas permis de battre Ousmane Sonko. Le leader du Pastef, originaire de la région, n'a en effet laissé aucune chance à ses concurrents, raflant 57,25 % des suffrages.

Faut-il y voir un vote ethnique ?

Comment les populations des départements de Bignona, Oussouye et Ziguinchor se positionnent-elles traditionnellement entre pouvoir et opposition ? Les réponses se sont multipliées, sans pour autant appréhender la véritable raison. Ainsi, aujourd'hui, la progression fulgurante du président de Pastef/ Les patriotes en Casamance semble inquiéter l'édile de la ville de Ziguinchor, le président de l'Ucs, devenu un allié stratégique du pouvoir en place qu'Ousmane Sonko flingue tous les jours.
Affaire des 200 millions
Interpellé par le président du parti Pastef/Les Patriotes sur les 200 millions alloués pour le curage des caniveaux et d'autres questions, Abdoulaye Baldé répond à Ousmane Sonko : « personne ne peut nous gagner ici ? Celui qui vient ici et ne me félicite pas, peut ne pas m?injurier ou me manquer de respect ». Répondant aux propos qu'il juge indécents de Pastef dans les réseaux sociaux, Abdoulaye Baldé appelle la morale du droit d'aînesse. Une morale bien ancrée en Casamance. « Vous n'êtes pas des insulteurs parce que le bon Casamançais n'insulte jamais.

Le vrai Casamançais voue un grand respect aux aînés.

Malgré mon adversité politique avec Robert que j'ai toujours appelé affectueusement, tonton, je lui rends grâce parce qu'il a travaillé pour la ville pendant qu'il était maire. Donc celui qui vient ici et ne me félicite pas, peut ne pas m?injurier ou me manquer de respect », dixit le maire de Ziguinchor qui s'adressait aux étudiants de son parti qui avaient appelé à une grand rencontre de remobilisation des troupes.
Baldé défie Sonko
Parlant des joutes locales à venir, le maire sortant de la ville de Ziguinchor défie Ousmane Sonko et le prévient que la lutte sera dure. «Ma candidature n'est pas à l'ordre du jour parce que tout va se dessiner après au sein de la grande coalition présidentielle. Nous sommes en train de bâtir un parti fort pour les échéances futures. Nous sommes dans une marche victorieuse.

Nous ne voyons pas quelqu'un qui pourra nous gagner ici. Les gens vont venir, ils vont parler et vont partir. Les élections vont venir et les Ziguinchorois savent où se trouvent la vérité. Ensemble dans notre coalition, je suis sûr que nous allons gagner l'ensemble des communes de la région de Ziguinchor et ailleurs en Casamance, ce sera un raz-de-marée (?)».
Entente de façadeou armistice ?
Pour le moment, seul les deux leaders politiques savent sur quoi ils ont eu à échanger ou à se dire. La scène est insolite pour attirer tous les regards. Car, récemment, lors de sa tournée en Ziguinchor dans le cadre des inondations, Ousmane Sonko a demandé à Abdoulaye Baldé ce qu'il a fait des 200 millions alloués pour le curage des caniveaux de la commune de Ziguinchor. Ce qui a irrité le leader de l'Ucs qui n'a pas manqué de le vilipender. Les échanges empreintes de cordialités entre les deux hommes politiques ne signent-t-il pas le début d'une entendre politiqué Les prochains jours nous édifieront. Car, il ne faut jamais dire jamais en politique.

Pape Alassane Mboup-Senegal7

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