Iba Der solde des comptes: «Nous n’avons pas reçu de milliards…»

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Pr Iba Der Thiam a profité de la cérémonie de remise officielle des cinq premiers volumes de l’Histoire générale du Sénégal, pour solder quelques comptes avec ses détracteurs qui, selon lui, font circuler des histoires «pas du tout conformes à la vérité».

«Contrairement à ce que certains font circuler par ignorance, nous n’avons pas reçu des milliards pour ce projet, corrigé l’historien. Cela n’est pas conforme à la vérité. D’autres ont prétendu que nous avons acheté un immeuble à titre personnel avec les fonds collectés. Cela aussi est une pure invention.»

En outre, révèle Iba Der Thiam, «les principaux responsables de ce projet n’ont pas voulu être rémunérés. Ils n’ont exigé aucune motivation financière».

Pour rétablir la vérité, l’ancien ministre de l’Education nationale liste les obstacles que le comité de pilotage a dû surmonter pour mobiliser les fonds qui ont servi à la parution des 5 premiers volumes.

«Notre principale richesse a été la confiance du chef de l’Etat à laquelle se sont ajoutés les appuis symboliques variant de 50 millions à 500 mille francs Cfa, renseigne Iba Der Thiam. Certes, l’agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat nous a provisoirement affecté, à notre requête, une villa conventionnée pour tenir lieu de siège, la direction du matériel et du transit administratif de l’Etat nous a fourni quelques bureaux et mobiliers et l’Adie nous a donné 3 ordinateurs neufs.»

Le plus grand défi du comité de pilotage, selon son président, «était celui de trouver les moyens financiers permettant de rémunérer les centaines de membres des équipes scientifiques et autres contributeurs auteurs de chapitres».

Ces derniers, précise l’historien, avaient décidé d’apporter leur concours à condition que le comité de pilotage les désintéresse aux tarifs internationaux, «c’est-à-dire, à 250 mille francs environ, pour tout texte de 25 pages et plus, et 200 à 50 mille francs pour tout texte de dimension inférieure. On disait que nous ne surmonterions jamais cet écueil».

Mais, se réjouit Iba Der, «le coornnateur général, la coordonnatrice générale-adjointe, le rapporteur général et nombre de journalistes ont décidé de leur plein grè de renoncer à toute motivation financière pour le travail qui leur serait demandé».

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