Litige foncier de Ndengler : Les populations désavouent le ministre Aly Ngouille Ndiaye et menacent et de faire face à Babacar Ngom.

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Ce n'est pas demain que le litige foncier qui oppose Babacar Ngom, patron de Sedima Group à la population de Ndengler, va connaître une issue heureuse, malgré la tentative des autorités de désamorcer la bombe.

En conférence de presse ce matin, la population de Ndengler dénonce ce qu'elle considère comme un show médiatique. « Nous sommes là pour apporter un démenti et des éclaircissements par rapport à la sortie récente de Babacar Ngom. Car nous avons assisté à une conférence de presse dans laquelle Babacar Ngom a tout faux. C'est plutôt à un show médiatique qu'il s'est livré. Ce qu'il a raconté est une pure contre-vérité », précise le porte parole du jour, Mamadou Dione, un habitant de Ndengler.

Pour les populations de Ndengler, la médiation engagée par les autorités n'est que de la poudre aux yeux. « Après les démarches de négociations entamées par le ministre de l'intérieur Amy Ngouille Ndiaye et le ministre Abdou Karim Fofana, qui ont tenté de désamorcer la bombe, nous campons sur notre position qui depuis le départ n'a pas changé et ne changera pas », soulignent encore Mamdou Dione et ses camarades.

Ces populations disent être plus que jamais déterminées à faire face, si toutefois leurs terres ne leur sont pas restituées. « Nous ne céderons pas pour ce qui est de nos terres, que ça soit clair devant l'opinion. Ndengler est déterminée à aller jusqu'au bout, nous ne céderons pas et nous restons un peuple fier qui ne cédera pas aux pouvoirs d'argent ni à la tentative de corruption et on n'a pas été corrompu. Nous lançons un ultimatum au ministre de l'intérieur Aly Ngouille dont nous pensons qu'il est de mauvaise foi. Sinon, il aurait proposé des solutions différentes de celles qu'il a énoncées. D'ailleurs, nous pensons que cela n'est pas une proposition, mais plutôt une solution unilatérale. Maintenant le ministre n'a qu'à faire ce qu'il veut, mais nous resterons sur nos gardes. Dès lundi, les paysans retourneront cultiver leurs terres, quels que soient ceux qui s'y trouvent, qu'ils soient gendarmes ou nervis », conclura le porte-parole…

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