Macky Sall pourra-t-il éviter un prêt du FMI ?

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Sous l’ère Amadou Ba, j’avais soutenu depuis 2018 que le déficit des finances publiques était profond et un retournement de conjoncture avec une hausse du prix du baril de pétrole mettrait à nu la mauvaise politique du gouvernement. J’avais estimé les arriérés intérieurs à plus de 1000 milliards de FCFA sans la dette bancaire interne. La conjoncture a changé et le Sénégal est retourné dans l’ajustement structurel après la présidentielle 2019. La vigueur de l’ajustement est contenue jusqu’ici grâce aux arrangements financiers extérieurs du régime qui amènent de l’argent frais.

Malgré cette bouffée d’oxygène de centaines de millions d’euros, la tension des finances publiques est plus forte que jamais, ce qui laisse penser que les arriérés intérieurs sont plutôt de l’ordre de 1500 milliards de FCA et que les recettes fiscales de ces dernières années ont été surestimées par un jeu d’écriture comptable sans doute. L’ajustement sera plus dur, le flux des recettes généré par l’économie réelle est faible par rapport aux dépenses. Si cela continue, il faudra modifier le taux de change réel dans l’économie, les prix relatifs, en clair baisser le coût du travail. Ce sera la position du FMI si Macky Sall sollicite son concours financier. Au rythme où vont les choses, ce sera le cas.

Macky Sall le sait. Ses parrains européens le lui ont dit. Il prépare le terrain politique. Il lui faut recruter des membres de l »ancienne opposition dans le pouvoir, amadouer les autres par le statut de l’OPPOSITION ET ETOUFFER LES SYNDICATS dans le pacte de stabilité sociale. Tel est l’objectif principal du dialogue national.

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

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