Maudit «conard de virus»: la Chine vacille, l'Occident en ébullition, l'Afrique et l'Amérique du Sud en suris

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Cette épidémie du coronavirus qui s'est déclarée à Wuhan (Chine) son principal foyer, montre combien nous sommes connectés d'une région à une autre du globe et combien ce monde est devenu «un village global» pour emprunter la métaphore du sociologue canadien Marshall McLuhan dans son sens le plus large.

En effet, dans un contexte de mondialisation caractérisée par la libre circulation des personnes et des biens, la quasi absence des frontières dues des technologies de communication, le mouvement de migrants et de voyageurs, tout est mondialisé, la maladie y comprise. Aucun pays ne vit en autarcie. C'est en cela que ce conard de virus voyage de pays en pays, de continent en continent et sans frais, ni visa d'entrée.

Ainsi, un mois après son éclatement en Chine, le coronavirus, s'est très vite répandu à travers le monde, telle une poudrière, étant donné les mouvements des voyages: l'Europe, les Etats Unis, l'Océanie ont été atteints quand bien même l'essentiel des personnes atteintes restent sur le sol de Chine continentale. A ce jour, plus de 14300 cas répertoriés ont été répertoriés dans le monde, dont plus de 300 décès en Chine.

Quelques jours plus tôt, à la date du 30 janvier, près de 12.000 personnes ont été diagnostiqués positifs dont 259 morts, selon l'Organisation mondiale de la Santé qui a finalement décrété «l'urgence de santé publique de portée internationale». Ceci montre à quelle vitesse se propage la maladie à travers le globe.

Les conséquences économique seront énormes: le transport, le secteur manufacturier, etc. L'Empire du Milieu est atteint , les places boursières partout dans le monde tremblent et le monde entier est en ébullition, notamment l'occident. Rappelons que «l'essentiel des cas de contagion directe entre humains a été observé en Chine. D'autres ont été rapportés au Vietnam, en Allemagne, au Japon, aux Etats-Unis et en France, etc».

Au total ce sont environ une vingtaine de pays qui sont touchés dans le monde dontle Royaume-Uni, la Russie, les philippines où on a enregistré le premier décès hors de Chine. Le monde entier prend ses distances avec Chine. Et l'Afrique qui est encore à l'abri n'a pas de raison de ne pas rentrer dans cette dynamique.

L'Afrique en sursis, pour combien de temps'

A ce jour seul l'Afrique et l'Amérique du Sud sont encore à l'abri de cette grave épidémie. Gloire à Dieu. Mais ça durera pour combien de temps' Il est absolument salutaire que l'Afrique soit toujours à l'abri jusqu'à ce que la crise soit endiguée. Vu la fragilité de nos systèmes de santé et le problème même de gouvernance du secteur de la santé, une telle épidémie serait terrible. Les ressources sont largement insuffisantes pour faire face au problème de santé en temps normal et les infrastructures insuffisantes, a fortiori avoir à gérer une crise d'une telle ampleur.

Autrement si à cet état des lieux, doit s'ajouter à ce contexte une crise sanitaire, les budgets des pays seront grevés et atteint de plein fouet, allant jusqu'aux tensions sociales.

Il est clair qu'en cas d'irruption de la maladie ce sont les pays les plus pauvres du continent qui vont payer le plus lourd tribut. C'est aussi la crainte de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). «Notre plus grande préoccupation est la possibilité que le virus se propage dans des pays dont les systèmes de santé sont plus faibles», a déclaré à Genève le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L'expérience sénégalaise contre ébola

Les pays comme le Sénégal ont la capacité de gérer de telles situation avec ses modestes moyens comme il l'avait fait au plus fort de la crise ébola en Afrique de l'Ouest, il y a quelques années. Par ces temps qui courent, quelques mesures ont été prise notamment à l'aéroport international Blaise Diagne, où les caméras thermiques sont entrées en jeu pour scruter les passagers avant même les contrôles de passeport. Dans la même foulée. C'est un très bon début. Deplus en plus l'Afrique a de grand échange avec la Chine, notamment avec le secteur aérien.

Pour parer à toute éventualité, six des huit compagnies aériennes africaines qui assurent généralement les liaisons avec la Chine ont décidé de suspendre leurs vols pour ne pas prendre de risques. Parmi elles la Royal Air Maroc, Rwandair, Kenya Airways. Les pays occidentaux ont eu recours aux mêmes mesures ou plutôt ont diminué ou réorienté leurs liaisons avec la Chine.

Le responsable des contrôles sanitaires de l'aéroport Blaise Diagne de Diass, le docteur Barnabé Gning a pu suivre une formation depuis novembre afin de réagir rapidement et efficacement à toute éventualité.

La méthode est la même partout. En cas de fièvre, la procédure prévoit de mettre les voyageurs à l'isolement, le temps d'effectuer des tests.

Les risques de transmission est «très bas dans les pays développés», note J. Stephen Morrisson, chercheur au centre pour les études stratégies que internationales (CSIS) basé à Washington, cité par Sudouest.fr. Paradoxalement, remarque le chercheur si des cas étaient exportés «vers certains pays d'Afrique ou d'autres continents où les moyens de sécurité sanitaire sont limités, de gros foyers épidémiques pourraient alors éclater hors de Chine», craint l'expert.

Le directeur du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC), John Nkengasong, a déclaré cette semaine que «l'effort particulier» de surveillance est attendu des pays ayant des liens forts avec la Chine, dont le Maroc, l'Ethiopie, le Kenya, l'Afrique du Sud, le Rwanda et l'île Maurice. Ce sont justement ces pays qui détiennent les compagnies aériennes les plus importante qui desservent la Chine.

En pareils circonstances justement, la situation des pays sous-développés est mise à nu. Les pays occidentaux comme souvent dans de pareils cas ont affrété les vols spéciaux pour rapatriés leur compatriotes. La France, les Etats-Unis. Pour les pays africains, les urgences et les priorités sont ailleurs.

Outre le confinement, les principales compagnie aérienne (Qantas, Lufthansa, Air France) ont suspendu leurs vols avec la Chine continentale pour quelques jours au grand dam de Pékin. Beaucoup de voisins de la Chine comme la Mongolie, le Singapour, la Russie ont fermé leurs frontières avec la Chine.

Il est urgent que les chercheures trouvent un vaccin contre ce foutu conard de virus et surtout que la Chine parvienne à endiguer définitivement le virus et ramener la paix dans le monde. Car forcément c'est le monde entier qui va subir, notamment le plan économique du fait du ralentissement de nos ports et aéroports.

Par Noël SAMBOU

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