Quai de pêche de Hann : Une pétition lancée pour réclamer le départ du bateau central électrique turc

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Le Mouvement citoyen « Membre du Peuple », a rencontré ce lundi les mareyeurs de Yarakh au quai de pêche. L'initiative consiste à lancer une pétition pour exiger le départ du bateau central électrique turc qui pollue la baie de Hann.

Le maintien du bateau turc, loué par l'Eat du Sénégal et accosté au port de Dakar a été contesté. Les dénonciateurs, en contact avec les pêcheurs du Quai de pêche de Hann ont lancé une pétition pour réclamer le départ de ce bateau. D'après eux, les travaux de la centrale thermique de Bargny Sendou, devant produire une forte quantité d'électricité est presque terminé.

Ces contestataires se demandent ce que les autorités attendent pour mettre en service cette centrale thermique au lieu un bateau qui coûte cher, tout en polluant l'environnement. Ainsi, ils cherchent à disposer un million de signatures pour aller rencontrer le Président de la République ou le Conseil économique, social et environnemental.

« Nous étions venus pour rencontrer les jeunes et les sensibiliser. Il se trouve qu'il y a un bateau qui est au môle 8 qui a été loué par la Sénélec. Il est dit dans le contrat que le bateau doit rester ici pendant 5 ans. Il était venu pour palier la panne de la centrale Bargny-Sendou qui injectait 150 Magawatts. On avait applaudi » a déclaré le président du mouvement « Membre du Peuple », Doudou Coulibaly.

Mais, précise-t-il, « aujourd'hui, il se trouve que la centrale de Sendou fonctionne et a sa pleine capacité de production d'électricité. On s'est posé la question à savoir, pourquoi un bateau qui va nous coûter des milliards et polluer nos eaux ».

C'est pourquoi, Doudou Coulibaly, annonce qu' »à partir d'aujourd'hui, nous lançons une pétition. Nous allons chercher plus d'un millions de signataires, tous les gens qui travaillent autour de la baie de Hann, tous les gens qui s'activent dans la pêche, il n'y a pas cas plus communautaire que ce bateau ».

« Pendant six mois, nous allons occuper le terrain pour collecter des signatures. Quand nous aurons les 1 million de signatures, nous allons voir le président de la République et le Conseil économique, social et environnemental, l'Assemblée nationale pour leur demander de nous débarrasser de ce bateau qui tue notre économie et notre pêche. C'est de cela que nous sommes venus discuter avec les jeunes du quai de pêche de Hann-Bel Air » martèle M. Coulibaly.

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