Révélations sur les coulisses de la nomination d’Aliou Sall à la CDC

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Le 19 Juin dernier, le ministre conseiller en charge de la Communication de la Présidence de la République a fait une sortie sur la radio Africa N°1. Interrogé par Stéphanie Hartmann, El Hadj Hamidou Kassé a laissé entendre que le Président de la République a été contraint de nommer son jeune frère Aliou Sall à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations a la suite de fortes pressions.

Une information qui a laissé pantois les Sénégalais. Parce que même si tout le monde sait que les acteurs politiques subissent des pressions, mais les mortels que nous sommes, pouvions pas imaginés qu’une pression exercée sur le Président de la République, surcroît, par son petit-frère, puisse l’amener à se renier.

En effet, le Président avait affirmé haut et fort qu’Aliou Sall ne bénéficierait pas d’un décret de lui pour occuper des responsabilités au Sénégal. Une promesse qui a volé en éclats le 11 septembre 2017, jour de la nomination de l’ancien journaliste dont les articulets sont rares dans la presse à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Le malaise d’Aliou Sall face à « l’injustice »

ReseauNews a voulu en savoir un peu plus sur la véracité ou non des affirmations de l’ex chargé de Com du Palais. Après les investigations, nous sommes en mesure de vous que le doyen Kassé n’a pas tort. Et trois personnes ont accepté de se confier à nous sous le couvert de l’anonymat.
D’emblée, nos interlocuteurs ont confirmé les affirmations d’El Hadj Hamidou Kassé. Sans exception, elles ont soutenu que le Président de la République a été presque contraint de nommer son petit frère à cette haute fonction.

D’après nos sources, « Aliou Sall a mal vécu le fait qu’il ne puisse pas, du fait de son lien de parenté avec le Président, être nommé à des postes de responsabilité, au moment où d’autres membres de la mouvance présidentielle et de la famille, bénéficient des faveurs du Président. »
Et nos sources d’ajouter « qu’il vivait cela comme une injustice ». C’est pourquoi d’après elles, « qu’il a activé ses leviers ». Ses soutiens, il n’est pas allé les chercher au sein de sa famille biologique et politique. Mais plutôt, dans le milieu religieux.

Le rôle d’un Khalife général

D’après l’une de nos sources, très au fait de ce qui se passe aux alentours de la famille présidentielle, « Aliou Sall s’en ouvert à au Khalife Général d’une famille maraboutique très influente. » Refusant d’en dire un peu plus sur l’identité du dignitaire musulman, il insitera de nous préciser que « le Président de la République n’est pas de la confrérie de ce guide religieux ».

Donc, c’est la plaidoirie de ce chef religieux auprès du chef de l’Etat qui a fait mouche. Puisque quelques semaines après l’entretien entre le Président et le khalife, la décision tombera le 11 septembre 2017. Aliou Sall peut jubiler. Il a atteint son but.
Mais l’ignorant, le plus difficile vient de commencer pour lui. Il l’apprendra à ses dépens. Poursuivi par la clameur populaire après la diffusion du documentaire de la BBC qui l’accuse d’être corrompu à hauteur de 250 000 dollars par l’homme d’affaire Franck Timis, le maire de Guédiawaye finira par démissionner le 24 juin.

ReseauNews

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