Statut du chef de l'opposition : Macky réduit-il l'opposition à sa plus petite expression ?

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Le statut du chef de l'opposition continue de diviser les acteurs du landerneau politique national. Tandis que les opposants émettent de sérieuses réserves sur cette offre plutôt intrigante, nombre d'observateurs se posent des questions légitimes sur cette proposition du Chef de l'Etat. Surtout qu'à l'entame de son premier magistère, le président Sall avait affirmé à la face du monde qu'il réduirait l'opposition à sa plus petite expression. Un vrai paradoxe.

Réduire l'opposition à sa plus petite expression et lui tailler un statut de chef, c'est ce paradoxe non moins important que le Chef de l'Etat sert à ses adversaires du landerneau politique national. Man'uvres dilatoires ou pas, le président Sall semble jouer un jeu d'échec qui ne cadre pas d'avec sa posture d'antan face à une opposition avec qui il n'aurait jamais entretenu des relations normales.

En effet la régulation du jeu politique est toujours biaisée sous nos cieux car le Chef de l'Etat se taille un Etat fort face à une opposition qu'il cherche à affaiblir par tous les moyens. Ce qui ne plaide pas en faveur de la régulation du jeu démocratique.

Alors que les sénégalais ont d'autres préoccupations que de se morfondre sur le statut du chef de l'opposition, la majorité cherche à faire croire que ce statut est vital pour le renforcement de notre démocratie.

Ainsi, cette dernière tombe dans son propre piège puisque le parrainage a été voté dans le seul but d'écarter des adversaires politiques lors de la présidentielle dernière. De surcroit, à l'entame de son magistère, le président Sall avait affirmé qu'il réduirait l'opposition à sa plus petite expression.

Si aujourd'hui, il agite le statut du chef de l'opposition à tout-va, les sénégalais comprennent vite qu'il s'agit d'une diversion dont la finalité déboucherait probablement sur larbre qui cache la forêt d'un 3e mandat qui se cherche sans se voir. Surtout dans un contexte politique où les sénégalais sont durement éprouvés par la Covid-19 et une gouvernance qui l'appauvrit.

Assane SEYE-Senegal7

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