Entreprenariat et libre marché : Un grand potentiel de sénégalais à accompagner

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Économie

La créativité des entrepreneurs sénégalais, très motivés, ayant le courage d’avancer économiquement, a fait l’objet d’échange. Le Sénégal, découvre-t-on, a un grand potentiel que l’Etat doit accompagner pour faciliter le développement de l’entreprenariat. Et pour atteindre le sommet du succès, les jeunes entrepreneurs sont invités à s’armer de prudence et d’éviter l’empressement, tout en essayant d’avoir un impact positif sur l’environnement. Sinon’

L’entreprenariat sénégalais est sur une pente ascendante. Certains jeunes, très déterminés et dévoués à la tâche, refusent présentement de se cantonner dans des bureaux climatisés pour se contenter de salaires mensuels. Ils se donnent les moyens de leurs politiques pour atteindre le sommet du succès. Armés de courage et d’une volonté de surmonter les obstacles, ils essayent tant bien que mal à contourner les obstacles et, à apprendre de leurs échecs pour développer un projet. C’est le cas de Thierno Souleymane Agne, entrepreneur agronome et Co-fondateur de la première StartUp agricole, appelée FraiSen.

« J’évolue dans la production et la commercialisation de la fraise au Sénégal et en Afrique de manière générale. Nous avons constaté que la plupart des entrepreneurs sénégalais ont investi dans l’oignon, le piment, la patate etc. Mais, pour ne pas faire la même chose, nous avons choisi de nous lancer dans une culture un peu différente. Nous avons décidé depuis 2016 d’accroître notre production », a expliqué le jeune entrepreneur agronome, Thierno Souleymane Agne.

Loin de regretter son engagement, il a brandi avec fierté la fluctuation de son entreprise. A force de réajuster et de réadapter, il s’est retrouvé aujourd’hui, avec une commande de fraise de 10 tonnes par semaine. Une demande assez importante qu’il peine à satisfaire actuellement. Voyant les choses en grand, le jeune entrepreneur, a eu l’idée d’essayer d’organiser la filière fraise, en se rapprochant des producteurs et autres entrepreneurs qui n’ont pas forcément la connaissance. L’idéal, évoque-t-il, est de les accompagner dans la formation.

« Nous recueillons la production des producteurs affiliés pour les distribuer à travers notre réseau. Les autres filières sont bien connues des sénégalais. Aujourd’hui, nous avons la filière vedette. Le Maroc est connu aujourd’hui, à travers la fraise. Et, le Sénégal qui sera d’ici 5 ans, le 2e pays producteur de fraise en Afrique et peut-être, le 6e pays producteur mondial, est en train d’être connu à travers cette même filière. Le potentiel est énorme», constate-t-il.

Ainsi, Thierno Souleymane Agne, faisant face à une demande de 10 tonnes par semaine, révèle-t-on, réalise un chiffre de 1 milliard 400 mille FCfa. Travaillant avec 15 autres jeunes et, ayant un objectif de 240 tonnes, l’entrepreneur précise qu’il n’a pas bénéficié du soutien d’aucune structure financière ou étatique. Son réseau, visant sur 5 ans un objectif de créer 5 000 directs et 15 000 emplois indirects, compte de façon générale 450 agricultures.

D’autres entrepreneurs, à l’image de la jeune fille, Siny Samba, investissant dans la production alimentaire pour enfants, a trouvé que l’entreprenariat est un chemin rempli de difficultés. Donc, elle invite les nouveaux entrepreneurs, à éviter la précipitation, à être prudents, tout en essayant d’avoir un impact positif sur l’environnement.

Leral

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