SOUTIEN DES 12,5 MILLIARDS À LA DIASPORA : Le Cend pour la construction d'un hôpital de niveau 4

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Économie

Le Collectif entre nous diaspora (Cend) veut que l'Etat prenne les 12,5 milliards alloués aux Sénégalais de l'extérieur, dans le fonds Force-Covid-19, pour construire un hôpital de niveau 4 au Sénégal.
Après l'annonce d'un soutien de 12,5 milliards de F CFA du chef de l'Etat à la diaspora, des Sénégalais se sont regroupés pour créer le Collectif entre nous diaspora (Cend). L'objectif de cette entité, qui compte des membres de 26 pays de 5 continents, est de venir en aide à leurs compatriotes, à la suite de cette pandémie.
Selon le porte-parole de cette structure, après la déclaration du chef de l'Etat de les soutenir, ils ont considéré que le mieux n'est pas de se partager cet argent, mais de l'utiliser pour la construction d'un établissement sanitaire digne de ce nom. L'un d'entre eux, joint par « EnQuête'', Abdou Ranould Diop, explique que lui et ses amis veulent, par ce geste, que l'Etat accomplisse quelque chose de bénéfique pour tout le pays. Il indique que cet argent pourrait, en outre, servir à relever le plateau technique, l'équipement des établissements sanitaires ou motiver le personnel de santé.
« Notre souhait est de voir l'érection d'un hôpital de niveau 4 qui va répondre aux normes internationales. Avec cette somme, on peut y arriver. Pour nous, il est plus judicieux que cet argent reste au pays, car avec la Covid-19, on a vu les failles du système sanitaire. C'est mieux ainsi que de partager cet argent qui sera des miettes. La somme allouée ne peut même pas couvrir les dépenses d'une famille pendant un mois. Aussi, cet argent peut être source de tensions et de problèmes dans les différentes associations de la diaspora'', a expliqué M. Diop.
Par ailleurs, il a décrié les clés de répartition de cette enveloppe allouée aux Sénégalais vivant à l'étranger. D'après lui, les autorités ne connaissent même pas le nombre de Sénégalais de la diaspora qui sont dans le besoin, en cette période de crise. « Il y a beaucoup d'informations que les autorités avancent nous concernant et qu'elles ne maitrisent pas.
C'est vrai qu'il y a juste 10 % d'entre nous qui sommes dans le besoin, mais pas tout le monde. A mon avis, il fallait nous impliquer avant de prendre des décisions. Pour nous, l'intention est bonne, mais il faut réorienter le projet dans le secteur de la santé. Il y a beaucoup de choses à faire et que l'Etat doit régler dans le système sanitaire'', poursuit-il.
Il précise que leur collectif est prêt pour une franche collaboration avec les autorités, afin que leur voeu puisse être exaucé.
CHEIKH THIAM

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