Bernard Tapie: ruiné, l’homme d’affaires va devoir régler des dettes colossales

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Soulagé après l’annonce de sa relaxe, Bernard Tapie doit encore faire face à des soucis financiers majeurs. En faillite personnelle, l’homme d’affaires a l’obligation de rembourser plus de 500 millions d’euros, en raison d’une condamnation prononcée en 2015.

Soupçonné d’escroquerie et de détournement de fonds dans l’affaire du Crédit Lyonnais et de la revente d’Adidas, Bernard Tapie a été relaxé le mardi 9 juillet. «Je n’ai qu’une seule réflexion: mon cancer vient d’en prendre un sale coup dans la gueule. C’est bien la preuve qu’il faut toujours, toujours, se battre jusqu’au bout», a déclaré l’homme d’affaires de 76 ans à La Provence, après l’annonce de la décision du tribunal correctionnel de Paris. Si l’ancien propriétaire de l’Olympique de Marseille n’a pas masqué son soulagement, il n’en a pas encore terminé avec ses déboires judiciaires.

Ce mercredi 10 juillet, Le Parisien rappelle qu’en 2015, Bernard Tapie a été condamné à reverser 404 millions d’euros perçus en 2008. Compte tenu des intérêts, cette somme s’élève aujourd’hui à 530 millions d’euros. Face à cette facture colossale, une question se pose: comment l’homme d’affaires va-t-il pouvoir la rembourser alors qu’il est en faillite personnelle depuis près de 25 ans’ Selon Jean-Pierre Martel, l’avocat du Consortium de réalisation chargé de liquider les actifs du Crédit Lyonnais, l’ex-ministre n’a actuellement «plus de moyen de paiement».

«Personne ne sait comment il assure son train de vie»

«Il n’a plus de chéquier, plus de carte bancaire, précise l’avocat au Parisien. […] Personne ne sait vraiment comment il assure son train de vie.» Alors que l’intéressé a déjà assuré qu’il subsistait à ses besoins grâce à l’aide de certains amis, plusieurs de ses biens pourraient lui être retirés pour éponger sa dette. C’est par exemple le cas de l’hôtel particulier de la rue des Saint-Pères, dans le sixième arrondissement de la capitale, ou encore de sa villa de Saint-Tropez. Ces propriétés sont réparties sur deux sociétés, qui pourraient être liquidées sur ordre du parquet en octobre prochain, lors d’une nouvelle audience. Cela ne suffirait cependant pas à régler la totalité de la facture…

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