Jacques Chirac: une journaliste qui l'a bien connu fait des révélations sur sa personnalité

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Catherine Nay, l'une des plus grandes journalistes politiques françaises, vient de publier le premier tome de ses mémoires, intitulé Souvenirs, souvenirs. Durant sa longue carrière, elle a côtoyé les plus grandes personnalités de la République, dont Jacques Chirac.

Dans Souvenirs, souvenirs, l'ouvrage que Catherine Nay vient de publier, c'est une partie de l'Histoire politique de la Cinquième République que l'on découvre. D'abord décrite sous l'angle journalistique, puisqu'il s'agit du métier de son auteure, elle est aussi abordée à travers un angle plus personnel. Car à force de côtoyer les ors de la République, de 1968 à 1995, Catherine Nay est devenue intime, à différents degrés, avec plusieurs présidents. Et autant dire qu'elle ne se prive pas pour donner son avis sur les chefs d'Etat qu'elle a connus. Valéry Giscard d'Estaing est cloué au pilori. Il est décrit par la journaliste comme une personne auto-centrée, au bord du ridicule : « C'est quelqu'un de très intelligent mais qui humainement était très décevant : parce que mesquin, pingre, sans générosité, trop préoccupé de lui-même et de sa grandeur. Pour moi effectivement détestable […] Il était un peu ridicule avec ses prétentions nobiliaires. Au fond, il était même plus ridicule que détestable ».

Chirac, généreux et d'une gentillesse profonde

La personnalité de Valéry Giscard d'Estaing n'a pas laissé que des bons souvenirs à la journaliste, au contraire de Jacques Chirac. Elle en parle comme quelqu'un doté d'« une vraie générosité », qui avait « un réel souci de l'autre, sans vanité mal placée ». Pour elle, Jacques Chirac était « d'une gentillesse profonde avec les gens ». Catherine Nay illustre ses propos en relatant une anecdote. « Il pouvait passer une journée entière à chercher un hôpital pour l'opération urgente d'une petite fille qu'il ne connaissait même pas. […] Il a ainsi lancé en Corrèze une Fondation pour enfants handicapés auxquels il venait rendre visite sans caméras et dont il n'a jamais parlés ». Un goût de l'autre, une volonté de servir… autant de qualités qui ne permettent pourtant pas à Catherine Nay de le considérer comme un « grand président », mais au moins comme une belle personne.

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