Le créateur de la messagerie Telegram met en garde contre les risques d'utilisation de WhatsApp

Par , publié le .

Tech

L'utilisation de WhatsApp ne garantit pas le secret de votre correspondance et de vos données privées, selon le créateur de la messagerie russe Telegram, Pavel Dourov, qui a raconté quels sont les risques de l'utilisation de WhatsApp.

Pavel Dourov, le créateur de la messagerie russe Telegram, a mis en avant certains risques que pose l'utilisation de l'application WhatsApp. Il a évoqué le sujet en réaction aux histoires apparues dans les médias relatant que le portable de l'homme le plus riche au monde, le propriétaire d'Amazon Jeff Bezos, a été piraté par un fichier malveillant envoyé via WhatsApp.

Le PDG a tenu à souligner que les utilisateurs qui changent de portable laissent souvent des sauvegardes de données dans le stockage cloud qui ne sont pas chiffrées. Le créateur de Telegram a également déclaré que les portes dérobées, c'est-à-dire des applications délibérément créées par les développeurs qui détectent les défauts de sécurité, peuvent menacer le secret de la correspondance.

Selon lui, ces développeurs peuvent parfois créer ce type d'applications sous la pression des forces de l'ordre. Il a déclaré qu'elles étaient souvent déguisées en menaces soudaines et a rappelé que l'année dernière 12 défaillances de ce type avaient été trouvées sur WhatsApp.

En outre, le développeur de la messagerie russe a conseillé de ne pas faire confiance aux applications avec du code source masqué, ce qui est notamment le cas de WhatsApp.

Pour des raisons de sécurité, les responsables de l'Onu ont été priés de ne plus utiliser WhatsApp depuis juin 2019, a déclaré le 23 janvier le porte-parole de l'Organisation pendant un briefing.

Lors d'un briefing, le 23 janvier, il a été demandé au porte-parole des Nations unies, Farhan Haq, si le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, utilisait WhatsApp afin d'échanger avec des dirigeants du monde, dont Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien.

Ce sujet a été abordé après que des experts de l'instance internationale ont soupçonné l'Arabie saoudite d'avoir piraté via cette messagerie le portable du patron d'Amazon, Jeff Bezos.

«Les hauts responsables de l'Onu ont été avisés de ne pas utiliser WhatsApp, il n'est pas considéré comme un mécanisme sécurisé.»
Et de rajouter que cette instruction leur avait été donnée en juin 2019.

«Alors, non, je ne crois pas que le secrétaire général l'utilise», a-t-il conclu.

Les informations sur le piratage de Jeff Bezos en provenance supposée du téléphone du prince héritier avaient été divulguées par le journal britannique The Guardian qui se référait à ses propres sources. Cette intrusion datant de 2018 dans l'appareil du fondateur d'Amazon a conduit à la publication d'images intimes de M. Bezos, propriétaire du Washington Post, et qui employait par ailleurs comme chroniqueur Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien assassiné la même année au consulat saoudien d'Istanbul.

L'ambassade d'Arabie saoudite à Washington a démenti le 21 janvier l'implication du royaume dans ce piratage, selon l'AFP.

O commentaire

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié. Champ obligatoire (*)